Expositions,  Les artistes

Guy Pierson, artiste coquillagiste

Ce texte est celui que Guy Pierson (1933-2005) avait lui-même rédigé pour présenter son œuvre.

« Artiste coquillagiste amateur

Médaille de vermeil, concours Lépine 1972

Sélectionné par l’ORTF – Emission « Vivre au présent »

Médaille de la ville du Tréport

Prix d’excellence : festival culturel de Cayeux sur Mer

Diplôme d’honneur, manoir de Briançon, Criel sur Mer

Exposition galerie d’art du Marché Couvert, Etretat

 

Les splendeurs de la mer

Œuvres décoratives lumineuses, réalisées en coquillages assemblées « bord à bord » (système vitraux) par des filigranes de résine synthétique et non pas collés sur quelque chose, plaque de verre ou autres.

Aucun support à l’intérieur de ces œuvres, la face interne du coquillage est absolument nue, ce qui permet de voir la véritable couleur des coquillages en translucidité.

Création unique en son genre, utilisant ces merveilles de la nature, ces « splendeurs de la mer ».

NB : Ces œuvres prennent leur pleine puissance, en lieux sombres, et mieux encore, dans l’obscurité complète.

Comment est née cette nouvelle forme d’art ?

Amoureux de la mer, passionné de coquillages, un jour en les classant, un rayon de soleil est venu frapper une nacre à son verso.

Enthousiasmé par la couleur de cette nacre en translucidité, je me décide à faire un abat-jour.

Mais à ma grande surprise, la nacre valait déjà à cette époque très cher. De ce fait je me suis penché sur les coquillages.

Oui, mais, ils étaient opaques, recouverts de substances animales et autres, comment les nettoyer, les décaper sans les brûler en leur conservant leur solidité ?

Des jours des mois et des années passèrent pendant lesquels j’ai essayé tous les produits possibles. J’ai fait des bouillies, des pâtées innombrables, des poussières et à force d ’essais et de patiences, je suis arrivé à mes fins.

Pour faire mon abat-jour, il me fallait les rassembler ces coquillages.

Essais et recherches de tous produits continuèrent, des jours, des mois, des années, plomb, ciment, plâtre, mastic, colles ; n’obtenant que des réalisations, sales, baveuses, mais rien de valable en vue de l’objectif fixé.

Et puis un jour, les résines.

Oui, mais elles étaient liquides.

Alors, bouquins, documentations et surtout et encore beaucoup d’essais m’amenèrent la bonne solution.

Quelques mois de manipulation pour acquérir un brin de dextérité dans tous ces mélanges, et c’est enfin la récompense de onze années, un brevet déposé et la joie, la satisfaction et l’oserais dire un brin d’orgueil légitime de présenter les œuvres au grand public.

C’est une véritable création, une nouvelle forme d’art utilisant la translucidité des coquillages, ces merveilles de la mer. »

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